Publié dans La manipulation mentale, Les sectes

la Soka Gakkai : un mouvement sectaire protégé par l’Etat ?

Introduction

La Sōka Gakkai, littéralement « société pour la création de valeurs », est une organisation créée en 1930 au Japon, issue du Bouddhisme de Nichiren, moine mystique, et en particulier de la Nichiren Shōshū, à laquelle la Sōka Gakkai était liée jusqu’à la rupture en 1991.

Nichiren  prêchait un bouddhisme pour le moins radical. Nichiren prônait en effet la dévotion exclusive au Sûtra du Lotus, qui constituait selon lui, la forme unique et définitive du bouddhisme, la « Loi correcte ». Estimant que sa compréhension n’était pas à la portée de tous, il en arriva à déclarer que la seule dévotion à ce sutra permettait d’atteindre l’Eveil : « Partant de l’idée que la lettre même du Sûtra possédait une vertu salutaire, il en était bientôt arrivé à affirmer que cette vertu se trouvait en quelque sorte concentrée dans le titre du Livre, et que par conséquent le prononcé de ce titre en valait la lecture. Il suffisait en somme d »‘invoquer » le Livre pour bénéficier de cette vertu2. » Et la récitation du mantra « Nam Myo Renge Kyo » (Je rends hommage au Sûtra du Lotus3) constitue aujourd’hui encore l’essentiel de la pratique « religieuse » de la Soka Gakkai.

L’organisation s’étend à 192 pays et revendique près de 12 millions de fidèles.

Historique 

Le mouvement est fondé en 1930 sous le nom de Sōka Kyōiku Gakkai par Tsunesaburō Makiguchi, éducateur et directeur d’école primaire.

                       

Tsunesaburō Makiguchi

Inspiré par plusieurs auteurs occidentaux, Makiguchi cherche à développer une méthode pédagogique originale basée sur l’individu et son rapport à l’environnement. Converti au bouddhisme de Nichiren transmis par la Nichiren Shoshu de l’époque, il rapproche ses théories pédagogiques des enseignements de Nichiren.

Persécutés pendant la seconde guerre mondiale par le gouvernement Japonais, Tsunesaburō Makiguchi et Jōsei Toda, son disciple, sont arrêtés en 1943 pour crime de lèse-majesté (pour refus de se plier au shintoïsme devenu religion d’état obligatoire). En 1944, à l’âge de 74 ans, Makiguchi meurt pendant son incarcération.

Après la capitulation du Japon, Jōsei Toda engage une action de prosélytisme intense en faveur de l’enseignement de Nichiren et de la Nichiren Shōshū. Dans un pays ravagé et appauvrit par la guerre, Jōsei Toda établit une nouvelle organisation, la Sōka Gakkai.

Entre 1946 et 1958, la Sōka Gakkai a converti 700 000 foyers et gagné en influence au sein de la société japonaise. Elle est devenue un mouvement religieux laïc[1]. Lorsque Toda meurt en 1958, à l’âge de 58 ans, la Nichiren Shoshu est l’une des premières confessions bouddhistes du Japon.

À partir de 1960, Daisaku Ikeda, Daisaku Ikeda, proche disciple de Toda, fonde la Sōka Gakkai internationale, plusieurs institutions à vocation artistique et culturelle, ainsi que des universités et écoles Sōka. En 1983, l’ONU lui décerne la médaille de la paix.

Après trente ans de présence sur le territoire français, la Sōka Gakkai, rebaptisée ACSBN (Association Cultuelle Sōka du Bouddhisme de Nichiren) revendique entre 10 000 et 20 000 participants à ses réunions mensuelles.

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Structures et fonctionnements

Au travers de plusieurs associations culturelles et pédagogiques, elle entretient des échanges culturels avec des institutions universitaires. Elle participe également aux actions humanitaires internationales menées par les institutions de l’ONU.

En France, la Sōka Gakkai est constituée selon le modèle associatif en vigueur pour les associations religieuses ou d’utilité publique. Le mouvement est, depuis 2007, organisé en trois associations spécialisées (l’A.C.S.B.N., l’A.C.S.F et et l’A.C.E.P).  Il sépare ainsi formellement ses activités cultuelles de ses activités commerciales.

Son activité religieuse comporte notamment la pratique du gongyo matin et soir (récitation d’extraits du Sûtra du Lotus et de Nam Myoho Renge Kyo), l’étude de lettres et traités et de la foi en cette religion, dans le cadre ou non de réunions de discussion.

Sur le terrain, l’organisation est constituée d’un réseau de réunions de discussions locales tenues par les fidèles, qui ont lieu chez les particuliers. Ces réunions, ouvertes à tous et libres d’accès, sont divisées selon une structure établie en régions, chapitres, et quartiers. Elles ont lieu une fois par mois et réunissent les fidèles, des amis ou de simples visiteurs autour d’une thématique d’étude ou d’un sujet d’ordre général. Les participants sont invités à relater leur expérience de la pratique quotidienne, qu’elle soit ou non liée au sujet.

Ne disposant pas d’une structure associative de membres, l’organisation repose sur les dons libres pour constituer son budget de fonctionnement. L’essentiel des activités est donc assuré par des bénévoles non-rémunérés.

Controverses et polémiques :

La Soka Gakkaï est à la tête d’un immense empire financier (avec une fortune évaluée entre 500 et 700 milliards de francs6, soit un poids financier supérieur à celui de la firme Toyota), qui possède un patrimoine immobilier considérable ainsi que de nombreux journaux et revues en France et à l’étranger.

Certains observateurs lui reprochent un manque total de transparence et, paradoxalement, un désintérêt pour les rouages de la communication institutionnelle dans un pays où la collusion entre pouvoir politique, pouvoir économique et médias est régulièrement citée comme un modèle du genre.

En 1999, la récitation du mantra, présentée par certains comme une obligation, a été décrite comme « dangereuse et objectivement déshonorante » pour la Sōka Gakkai par le Tribunal de Grande Instance d’Annecy, qui l’a donc déboutée sur le fond d’une plainte pour diffamation déposée en 1999[]. Ce tribunal a même repris à son compte d’autres jugements du journaliste  que l’organisation attaquait comme diffamatoires : outre les « effets aliénants » et                    « déséquilibre psychologique » générés par le mantra, « l’intolérance de la doctrine ajoutée aux sentiments de persécution » qui « envahit peu à peu les adeptes ».

La suspicion qui entoure l’organisation conduit des associations anti-sectes comme l’UNADFI à déclarer : « La paix dans le monde est l’un des thèmes de base de la campagne de communication mise en place par la Sōka Gakkai dans le cadre de sa stratégie d’expansion mondiale. Afin de cultiver cette image, elle s’appuie sur l’ONU dont elle est une ONG, comme d’autres grands mouvements sectaires, et elle finance des projets culturels et éducatifs».

En 2000, la sociologue Florence Lacroix déclarait que « La Soka Gakkai, c’est (…) une fortune estimée entre 500 et 700 milliards de francs, ce qui en fait la secte la plus riche au monde. » Elle concluait en affirmant que « la Soka Gakkai, première secte au monde par sa logistique et le degré de sophistication de sa stratégie, me semble être le prototype des sectes à venir. ».

Dans le cadre des commissions d’enquête parlementaires sur les sectes en France, le rapport de la MILS en 1995 stipule que : « la Sōka Gakkai prétend enseigner la doctrine de Nichiren, moine bouddhiste du XIIIe siècle qui professait une version nationaliste et intolérante du bouddhisme ». Dans son rapport de 1999[], elle indique : « la Sōka Gakkai est, par sa richesse, la troisième secte implantée en France ».

Une organisation fortement hiérarchisée, clairement répertoriée en France comme « secte » en 1982, 1995 et 1999 par trois rapports parlementaires successifs.

 []Cependant, dans une lettre datée du 23 décembre 2003, M. le Ministre de l’Intérieur et des Cultes clarifie la situation en constatant l’absence de contrariété à l’ordre public de la Soka Gakkai et ses activités: « Je vous confirme qu’aucune dérive sectaire n’a été constatée dans les activités de la Soka Gakkai en France par les services de la police et de la gendarmerie nationale ». []

La Sōka Gakkai est de nouveau mentionnée dans le rapport 2005 de la Miviludes[], puis plus à partir de 2007suite à une action institutionnelle de la part de l’ACSBN et du Consistoire Soka du Bouddhisme Nichiren.

Une secte dangereuse pour l’équilibre psychique des personnes:

De la répétition au conditionnement :

L’adepte s’autopersuade que tous les événements heureux qui surviennent dans sa vie sont dus à la pratique. Ainsi, les réussites professionnelles ou personnelles sont immanquablement mises sur le compte de la pratique, et constituent autant de « preuves actuelles » de son indéniable efficacité.

En revanche, les difficultés rencontrées par le pratiquant, les problèmes de toutes sortes, les échecs sentimentaux ou professionnels, témoigneront d’une pratique incorrecte ou insuffisante. La non-réalisation des désirs de l’adepte ne remettra pas en question le bien-fondé et « l’efficacité » de cette pratique, mais la sincérité de sa croyance et de son engagement. L’absence de résultats n’aura pas pour conséquence d’éloigner l’adepte de cette pratique, mais au contraire de l’enfermer dans une logique le conduisant à pratiquer toujours davantage.

Entre espoir et terreur :

A ce stade, l’attitude de l’adepte pourrait être comparée à celle d’un individu souffrant d’une passion maladive du jeu. En effet, comme le joueur contraint par une pulsion irrésistible à remiser sans cesse dans l’espoir de « se refaire », et d’enfin « rafler la mise », l’adepte s’enferme dans un comportement compulsif qui l’entraîne à pratiquer toujours plus, dans l’espoir irraisonné du « gain » tant espéré. Impossible d’avoir tant perdu pour ne pas finir par gagner. Impossible, après tant d’efforts et de sacrifices, de ne pas obtenir enfin de bénéfices. Ce résultat si merveilleux, si attendu porte un nom, c’est le « kuduku », et son contraire, c’est le « bachi » (prononcer « batchi »). Celui-là, c’est le résultat négatif, celui qui nous tombe dessus parce que l’on a planté des causes négatives. Par exemple, lorsque l’on dit du mal de la pratique, des pratiquants, ou quand d’une façon ou d’une autre on a cherché à nuire à la Soka Gakkai, et le bachi peut être terrible : maladie grave, accident soudain… (…). C’est pourquoi vous ne rencontrez pas de pratiquants pour dénoncer les pratiques de la Soka Gakkai, car ils ont peur du bachi, et puis ils ont fait tant d’efforts pendant tant de temps, qu’ils espèrent qu’un jour, peut-être, ils ramasseront tout de même le kuduku qui changera leur vie en joie (Extrait du témoignage d’une ex-adepte). » L’absence de résultats qui tend à marginaliser l’adepte vis à vis du groupe, le conduit parfois à un véritable déni de la réalité, comme nous l’explique Florence Lacroix : « Si l’adepte n’obtient pas la réalisation de ses désirs, souvent légitimes d’ailleurs, c’est qu’il pratique mal. Alors, un supérieur hiérarchique l’aide à rectifier le tir, mais si ça ne donne rien, la non réalisation de ce désir devient une menace pour la cohésion du groupe. Surtout s’il commence à douter. (…) Il est à un moment où, à force de se voir accusé de ne pas pratiquer correctement, l’adepte culpabilisé va finir par altérer sa propre évaluation de sa situation et peu à peu, abdiquer sa faculté de jugement. Il va en arriver à s’autopersuader que sa situation s’améliore à vue d’œil, que certes ça pourrait aller mieux, mais que ça pourrait aussi être pire. « . Arrêter la pratique signifie pour l’adepte, non seulement renoncer aux bienfaits qu’il aurait pu obtenir en persévérant, mais également perdre tout ce qu’il croit avoir acquis depuis le début grâce à elle. Ayant souvent rencontré l’organisation et commencé à pratiquer alors qu’il traversait une situation difficile, l’idée même de s’en éloigner fait naître en lui une insupportable angoisse, et le laisse en proie à une véritable terreur : « La terreur, c’est quand l’adepte est persuadé que s’il arrête la pratique et sort de la Soka Gakkai, il perdra non seulement ce qu’il aurait pu obtenir dans une pratique « correcte », donc un bienfait virtuel, mais aussi ce qu’il possède déjà, la santé, un revenu minimum, son domicile, son conjoint, etc. Il se sent habité par une peur irraisonnée qui s’étend par cercles concentriques à chacun des domaines de la vie. La terreur est à la mesure de l’espoir dont elle est la face noire. Son jaillissement sanctionne la perte de l’espoir. Autrement dit, l’adepte a le choix entre se claquemurer dans un espoir déréalisant ou éprouver une terreur épouvantable et qui crée une tension bien plus éprouvante. La terreur est mitoyenne de l’espoir, et c’est cette mitoyenneté qui enferme l’adepte dans une déréalisation parfois stupéfiante. Elle est alimentée par les menaces spirituelles faites téléphoniquement ou par courrier aux adeptes qui s’éloignent de la secte. Ils doivent alors s’attendre à développer un cancer, à perdre leur emploi ou leur conjoint, etc. (Florence Lacroix). »

Les dangers du mantra :

Un mantra est une formule sacrée (phrase ou simple syllabe) censée posséder un pouvoir spirituel. L’usage du mantra se retrouve dans l’hindouisme et le bouddhisme (principalement dans le courant « Vajrayana « ). « Le principe est simple : il s’agit de répéter un son, une syllabe ou une phrase à un rythme variable. (…) L’important n’est pas la signification de la phrase prononcée, mais bien la prononciation rituelle du mantra dont l’efficacité résulte de la répétition rythmée du son, soit à haute voix, soit à voix basse, soit encore mentalement (…). » Mais l’emploi du mantra n’est pas anodin et sa répétition forcenée peut présenter des risques : « [le mantra] peut avoir une signification ou non. On le dit et le redit des centaines ou des milliers de fois par jour pour apaiser son esprit et progresser. Mais attention ! Le mantra n’est pas neutre. (…)La fréquence de la répétition doit être adaptée aux possibilités des uns et des autres. S’il est mal dosé, il peut provoquer des troubles : excitation, hallucinations, auto hypnose (…). » De nombreux spécialistes comme le docteur Jean-Marie Abgrall, s’accordent sur les dangers possibles d’une telle pratique : « L’emploi des mantra est une des techniques les plus répandues dans les sectes. Son apparence caricaturale, sa banalisation masquent bien souvent des dangers véritables. Le mot mantra vient du sanscrit « formule sacrée ». Dans les sectes, il est de surcroît un « instrument de pensée. » (…)Cette répétition permet d’obtenir une baisse de vigilance qui peut conduire au sommeil hypnotique, voire à la transe. » On connaît le fameux mantra « Hare Krishna, Hare Krishna, Krishna, Krishna, Krishna, Hare, etc. » des membres de l’A.I.C.K. « La Soka Gakkai (…) utilise largement ce processus de répétition pour ancrer les termes et la doctrine dans le mental, de même que pour impliquer physiquement et psychologiquement le sujet qui consacre par ce biais temps et énergie à la secte. »

La pratique exigée des adeptes de la Soka Gakkai, comme nous l’avons vu, consiste en la récitation de la formule « Nam Myho Renge Kyo », dont la répétition est censée apporter d’innombrables bienfaits et conduire immanquablement au succès désiré. La durée de la récitation peut être variable et peut se voir prolongée pendant des heures en vue d’un résultat déterminé. Ainsi, le pratiquant peut être amené à faire un million de daimoku dans un but précis, ou pour obtenir la solution d’un problème. Une telle pratique peut paraître saugrenue, mais il ne faut toutefois pas en négliger les effets et les dangers, ni « minimiser le phénomène d’hypnose auto-suggestive des mantras répétés à l’infini (parfois durant des heures, des nuits entières. . . ) qui crée une accoutumance et produit un effet aliénant. » S’il est vrai que ces séances de récitation procurent à court terme des sensations d’apaisement et de bien-être, il n’en demeure pas moins qu’elles peuvent fragiliser le psychisme de la personne à son insu, la rendant perméable à toutes formes de suggestions, l’entraînant malgré elle « au seuil de l’auto hypnose, dans une zone où elle perdra tout esprit critique et laissera pénétrer sans le savoir le discours du Maître au plus profond de son subconscient même. »

Conclusion :

Catherine Picard, députée PS et présidente de l’Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu (UNADFI), déclare en novembre 2005 que la MIVILUDES est trop timorée et ne remplit plus son rôle, « se bornant à communiquer une fois par an un rapport sur l’air de Tout va très bien » et affirme que certains membres du gouvernement Villepin, en particulier Nicolas Sarkozy, « s’affichent comme favorables aux sectes ».[

La présidence de la MIDILUVES a été renouvelée avec l’élection de Nicolas Sarkozy[] en 2007. C’est à cette date que la Soka Gakkaï n’est plus mentionnée dans les rapports successifs de la mission interministérielle.

Tout comme la majorité des gens, celui qui rencontre la Soka Gakkai ignore à peu près tout de cette organisation et de l’immense polémique qui l’entoure (articles de presse, soupçons d’espionnage industriel, procès en diffamation intentés aux journaux, mauvaise image au Japon, etc.). Dans ces conditions, peut-on réellement parler de liberté de choix ? Un véritable engagement sincère et authentique n’exigerait-il pas, dès le départ, une connaissance complète de l’organisation ?

Bibliographie : (à remettre dans l’ordre alphabétique)

Louis Hourmant, « Sectes et démocratie », sous la direction de Françoise Champion et Martine Cohen, Seuil, janvier 1999.

Louis Hourmant, « Sectes et démocratie », op. cit.

Jean-Marie Abgrall, « La mécanique des sectes », Payot et Rivages, 1996.

Bernard Fillaire, « Le grand décervelage », Plon, 1993.

Jean-Marie Abgrall est psychiatre, criminologue, et expert auprès des tribunaux. Spécialiste du phénomène sectaire, il est l’auteur de nombreux ouvrage sur le sujet.

Laetitia Schlesser-Gamelin, « Le langage des sectes », Editions Salvator, mars 1999.

Max Bouderlique, « Sectes, les manipulations mentales », Chroniques sociales, mars 1996.

Richard H. Seager, Encountering the Dharma: Daisaku Ikeda, Soka Gakkai, and the Globalization of Buddhist Humanism, University of California, 2006

Thierry Mathé, Le Bouddhisme des Français…, L’Harmattan, 2005

Takesato Watanabe, Sōka Gakkai et les médias japonais, in Citoyens du monde, sous la direction de D. Machacek et B. Wilson, 2000, L’Harmattan

http://www.reponses-soka.fr/spip.php?article4#3 [archive]

Troisième Civilisation (revue mensuelle de la Sōka Gakkaï), numéro de février 2008.

Karel Dobbelaere, La Sōka Gakkai, un mouvement de laïcs de l’école bouddhiste de Nichiren devient une religion, 2001, Elledici, Turin.

Louis Hourmant, « La relation à l’objet sacré dans un culte néo-bouddhique. La Sôka Gakkai française », Systèmes de pensée en Afrique noire (Paris), 12, 1993.

Louis Hourmant, « La Soka Gakkai, un bouddhisme « paria » en France ? », in F. Champion et M. Cohen, Sectes et Démocratie, Paris, Seuil, 1999.

Louis Hourmant, « Transformer le poison en élixir. L’alchimie du désir dans un culte néo-bouddhique, la Soka Gakkai française », in Françoise Champion, Danièle Hervieu-Léger, (dir.), De l’émotion en religion. Renouveaux et traditions, Paris, le Centurion. 1990, pp. 71-119.

David Machacek, Bryan Wilson, Citoyens du monde, le mouvement bouddhiste Sōka Gakkai au Japon, 2004, L’Harmattan, Paris.

Thierry Mathé, Le bouddhisme des Français : Le bouddhisme tibétain et la Sōka Gakkaï en France, contribution à une sociologie de la conversion, 2005, L’Harmattan, Paris.

13 commentaires sur « la Soka Gakkai : un mouvement sectaire protégé par l’Etat ? »

  1. Pourquoi développer une argumentation qui se limite au mot « secte « , pétition de principe?
    N’y aurait – il pas un sectarisme un racisme des ayatollahs de la laïcité .?
    Sans préjuger de la qualité de tel ou tel mouvement.

  2. Connais toi toi même vous offers quoi au monde? Et les autres religions sont Elle parfaite la Soka gakkai secte ou pas joue un grand rôle dans le monde. Ce bouddhisme qqu’il pronne est la plus au phylo au monde aaujourdhui car Elle reveil la conscience de l’Homme que les autres religions ont fait endormir pendant 2000 ans votre manque de tolerance religieux oui c’est vous la secte dangereuse qui a toujour pertuber le monde ,crée la pannique , le doute, la Soka gakkai ne peut être detruit par les gens de voters spèce par ce que nous pratiqu’on le bouddhisme du soleil . Je suis fière de pratiquer NAM MYOHO RENGE KYO et je suis fière d’avoir pour maitre Daisaku Ikeda

  3. Qu’en est-il du vatican, c’est une belle secte elle aussi. Ce n’est pas avec leur travail qu’il se sont enrichis que je sache. On y trouve de tout, pédophiles, blanchiment d’argent de la mafia, etc… Les prières ne sont elles pas des mantras aussi ? Ils ont eux aussi à leurs comptes des persécutions, des guerres, et j’en passe…..

  4. vous ne laisserez pas mon message car il est pas correcte avec convictions simplement je voulais vous dire
    que les joies comme les malheurs dans cette vie ne sont dus car nos actions et pratiquer le bouddhisme de NIchiren ne peut aider à se remettre en question et que notre vie ,soit tempête ou calme, nous restons des femmes et des hommes qui ne se comportent pas comme des bêtes féroces ce qui en ce moment est rare pas besoin d’aller bien loin juste sortir de chez soi suffit

  5. Non mais là on nage dans du grand n’importe quoi… Vous êtes sérieux d’écrire un tel ramassis de mensonges et d’inculture? Avec toutes les recherches que vous avez faites pour écrire ce torchon vous n’avez même pas réussi à comprendre ce qu’était l’association cultuelle Soka et a plus forte raison le bouddhisme de Nichiren sur lequel elle repose? je suis étonnée qu’on puisse s’enfoncer si loin dans l’erreur. Il va déjà falloir revoir votre définition de la secte. Premier point, une secte est un mouvement qui agit dans le but de couper ses adeptes du monde extérieur (famille, amis, société) et de vénérer un gourou (donc un bonhomme). Le bouddhisme de Nichiren est une religion actuelle et qui indique aux pratiquants d’agir au sein de la société, en se frottant aux autres, en se développant dans les problèmes du quotidien. Les enfants de pratiquants jouissent même d’un taux de scolarisation plus élevé que la moyenne nationale. Second point sur lequel le m’attarde car ça me pique les yeux: ce soit disant culte de la personnalité envers le président de la Soka Gakkai: Daisaku Ikeda. Je vous invite également à revoir votre définition du culte de la personnalité. Le culte de la personnalité mène le « gourou » (ou dictateur) à fournir une doctrine à ses adeptes qui ne vient que de lui-même et qui prône la seule vérité de ses propres enseignement et qui interdit aux adeptes de recevoir d’autres enseignements. Le dictateur/gourou maintient ses adeptes dans l’ignorance volontairement pour en faire des marionnettes asservies. Le gourou/dictateur ne veut pas la liberté de ses adeptes, refuse l’instruction de ceux-ci. Or si vous aviez lu un seul bouquin de Daisaku Ikeda, vous auriez vu à quel point ce monsieur cherche à instruire ses lecteurs, à les tirer vers le haut en citant des auteurs tels que Victor Hugo, Camus, Tolstoï (sans parler des philosophes grecs). Ce monsieur bénéficie d’une culture incroyable qu’il s’efforce de transmettre à tous ceux qui veulent bien l’entendre. De plus, si monsieur Ikeda bénéficiait de ce fameux « culte de la personnalité » et qu’il jouissait de ce pouvoir, il n’aurait pas pris la décision de ne pas donner de successeur à la présidence de la SG. En effet, après sa mort, il n y aura plus de président, il a été décidé que les pratiquants devraient oeuvrer eux-mêmes pour honorer ce pour quoi ce bouddhisme est fait : créer des valeurs d’humanisme et développer la paix via l’instruction et une foi pure en la potentialité de chaque être humain à devenir quelqu’un de meilleur. voilà, le reste vous pouvez l’oublier.

  6. Non mais là on nage dans du grand n’importe quoi… Vous êtes sérieux d’écrire un tel ramassis de mensonges et d’inculture? Avec toutes les recherches que vous avez faites pour écrire ce torchon vous n’avez même pas réussi à comprendre ce qu’était l’association cultuelle Soka et a plus forte raison le bouddhisme de Nichiren sur lequel elle repose? je suis étonnée qu’on puisse s’enfoncer si loin dans l’erreur. Il va déjà falloir revoir votre définition de la secte. Premier point, une secte est un mouvement qui agit dans le but de couper ses adeptes du monde extérieur (famille, amis, société) et de vénérer un gourou (donc un bonhomme). Le bouddhisme de Nichiren est une religion actuelle et qui indique aux pratiquants d’agir au sein de la société, en se frottant aux autres, en se développant dans les problèmes du quotidien. Les enfants de pratiquants jouissent même d’un taux de scolarisation plus élevé que la moyenne nationale. Second point sur lequel le m’attarde car ça me pique les yeux: ce soit disant culte de la personnalité envers le président de la Soka Gakkai: Daisaku Ikeda. Je vous invite également à revoir votre définition du culte de la personnalité. Le culte de la personnalité mène le « gourou » (ou dictateur) à fournir une doctrine à ses adeptes qui ne vient que de lui-même et qui prône la seule vérité de ses propres enseignement et qui interdit aux adeptes de recevoir d’autres enseignements. Le dictateur/gourou maintient ses adeptes dans l’ignorance volontairement pour en faire des marionnettes asservies. Le gourou/dictateur ne veut pas la liberté de ses adeptes, refuse l’instruction de ceux-ci. Or si vous aviez lu un seul bouquin de Daisaku Ikeda, vous auriez vu à quel point ce monsieur cherche à instruire ses lecteurs, à les tirer vers le haut en citant des auteurs tels que Victor Hugo, Camus, Tolstoï (sans parler des philosophes grecs). Ce monsieur bénéficie d’une culture incroyable qu’il s’efforce de transmettre à tous ceux qui veulent bien l’entendre. De plus, si monsieur Ikeda bénéficiait de ce fameux « culte de la personnalité » et qu’il jouissait de ce pouvoir, il n’aurait pas pris la décision de ne pas donner de successeur à la présidence de la SG. En effet, après sa mort, il n y aura plus de président, il a été décidé que les pratiquants devraient oeuvrer eux-mêmes pour honorer ce pour quoi ce bouddhisme est fait : créer des valeurs d’humanisme et développer la paix via l’instruction et une foi pure en la potentialité de chaque être humain à devenir quelqu’un de meilleur. voilà, le reste vous pouvez l’oublier.

  7. Quel est Le vrai danger de la Soka Gakkai en France ? (Version N°2 : celle à publier !)

    Si la Soka Gakkai est une organisation religieuse dont le modèle de gouvernance est féodal à l’instar de la majorité des associations cultuelles françaises, et qu’elle est placée sous contrôle idéologique de responsables japonais basés en Europe et à Tokyo, elle pratique vis à vis de ses adeptes des méthodes d’accompagnement dans la foi héritées de la tradition nippone, et imprégnées d’une étroitesse d’esprit certaine comme d’un refus d’évolution obtus en ce qui concerne sa méthodologie psychologique de l’aide à la personne : c’est un des aspects de son sectarisme doctrinaire.

    Au sein de l’organisation, du niveau d’une réunion de discussion locale jusqu’au niveau international, existe un ensemble de fonctions de « responsable bouddhique officiel » en charge de l’accompagnement des croyants dans leur évolution spirituelle au travers d’encouragements personnels, de sessions d’études, de réunions de discussions (ouvertes au public non bouddhiste), de préparations et d’animations de séminaires de pratique et d’étude, jusqu’aux tâches de gestions et d’administrations courantes dans une association. Les « responsables bouddhiques officiels » sont des personnes choisis en fonction de leur engagement soutenu dans les activités officielles, de leur foi : leurs résultats concrets, leur compréhension relative de la doctrine et leur persévérance dans l’étude : la lecture des publications officielles. Leur problématique individuelle, leurs divers troubles inhérents à la vie contemporaine, leurs origines sociales, ethniques, culturelles, ne sont pas pris en compte. C’est leur désir de progresser et d’évoluer qui compte, ainsi que celui de développer leur altruisme.

    Aucun « responsable » ne reçoit de vraie formation à l’aide à la personne. La doctrine de la Soka Gakkai considère que sa « formation » est induite par sa participation aux activités de l’organisation et par ses expériences existentielles en liens avec la pratique cultuelle. Il n’est pas envisagé d’instaurer un cursus « spécialisé » à la responsabilité, par crainte, entre autre, de former une espèce d’élite laïque qui pourrait posséder un savoir particulier avec ses risques de dérives et manipulations mentales (…) ! Cependant, un « corps ecclésial » existe déjà du fait que des ministres du culte spécifiques sont désignés – conformément à la loi de 1905 – pour célébrer les mariages et les enterrements dans le respect des protocoles rituels typiquement japonais.

    Dans l’histoire de la Soka Gakkai en France, ses responsables nationaux, en accord avec Tokyo, ont toujours été frileux sur des rapprochements avec la psychologie occidentale. La Soka Gakkai ignore dédaigneusement que depuis les années 1960 se sont épanouis en Europe, aux États Unis, et maintenant en Fédération de Russie, divers courants issus de la psychologie des profondeurs et de traditions plus ou moins « ésotériques » qui ont largement puisé dans le corpus des sciences de l’esprit orientales issues de l’hindouisme, du bouddhisme et du taoïsme. Ces écoles ont évolué, acquis de solides bases et ont été confirmé par l’expérience clinique et des recherches annexes en neurosciences. Elles ont essaimé et transmis leurs acquis jusqu’auprès de praticiens conventionnels formés en Facultés de Médecine occidentales.

    Ce qu’il faut mettre en évidence sur le plan psychologique ou mental, c’est que la pratique d’un mantra a un effet extrêmement profond sur la psyché humaine.

    En sanskrit un mantra est une « invocation magique » : c’est à dire qui agit sur l’âme. Cette âme c’est la psyché. Sans entrer dans une explication doctrinale trop complexe, il faut savoir que les vibrations sonores d’un mantra sont des ondes qui interagissent avec les ondes cérébrales, du soma et de la psyché, autant qu’avec celles des énergies de l’environnement global.

    Donc, l’individu récitant un mantra se retrouve connecté à des dimensions imperceptibles par les sens cognitifs et son conscient, et l’ensemble de son organisme en est affecté bénéfiquement, ou non, selon ses prédispositions génétiques, mentales, intellectuelles…

    Il est donc indispensable de pouvoir cerner, comprendre, guider ou accompagner la personne qui suite à la récitation d’un mantra se retrouve dans une situation existentielle inconnue, bouleversée, ingérable avec ses simples capacités scolaires ou culturelles.

    Dans les cas les plus délicats : dépressions, dépendances de toutes sortes, troubles sensoriels, surgissements de maladies, conflits inter-personnels familiaux, professionnels, etc., le seul recours du pratiquant ordinaire de la Soka Gakkai ce sont ses « aînés » dans la foi : les « responsables ». Lesquels n’ont que leurs expériences bouddhiques, leurs connaissances doctrinales, leurs propres valeurs morales et interprétations du bouddhisme. Mais aucune capacité ou compétence d’accompagnateur en évolution et développement psychique et mental : ce qui relève d’une forme de malveillance sournoise, même si elle est inconsciente. Il est particulièrement dangereux d’encourager ou de guider une personne troublée par des circonstance de la vie incompréhensibles pour elle, sur la base d’un savoir limité influencé par des considérations morales individuelles. Le pas vers une forme de manipulation mentale est ainsi rapidement franchie, et avec les meilleures intentions du monde, en plus…

    Cependant, les dysfonctionnements psychiques et somatiques ne se guérissent pas, ils deviennent chroniques, et s’intègrent à la routine quotidienne. Ils peuvent même être justifiés par la doctrine : les difficultés sont des signes de la transformation du « karma », c’est à dire l’inconscient génétique.

    Ce court descriptif est une réalité commune aux pratiquants de la Soka Gakkai en France.

    Évidemment, certains seront redirigés vers leur médecin traitant, ou encore vers une connaissance personnelle pratiquant une thérapie holistique, bien que cela soit déconseillé : un « responsable » ne doit pas s’immiscer dans des choix personnels tels que celui d’une thérapie… Car, le pratiquant doit d’abord pratiquer pour trouver, ou faire apparaître « le bon médecin ». Mais comment le pourrait-il alors que son niveau culturel et son état de conscience ne le prédisposent pas déjà à se poser les questions qui l’y conduirait ?

    Le vrai danger de la Soka Gakkai en France ce sont ses « responsables bouddhiques officiels » réellement incompétents, donc nuisibles, pour accompagner les adeptes sur le plan psychologique, puisque plutôt portés insidieusement, car avec une grande sincérité, à les manipuler intellectuellement sur la base de la philosophie morale et sociale du nichirénisme de Daïsaku Ikeda. Et, sans s’en rendre bien compte, les orienter et les maintenir dans une dépendance religieuse dénuée d’esprit critique. Nous sommes proche, ici, d’une forme élémentaire de fascisme spirituel à visage humain.

    1. Je confirme le risque de problème dans les relations avec la sokka gakai.
      j’ai en effet une grosse difficulté avec mon épouse, très impliquée dans ce mouvement et responsable d’un groupe de « pratique ». elle est très culpabilisée sur de nombreux sujets et fait très attention dans son groupe à réguler les relations entre hommes et femmes. nous n’avons plus de relations sexuelles depuis longtemps et, comme je lui en ai parlé, elle m’accuse maintenant d’être un obsédé sexuel. je ne sais pas ou cela va s’arrêter.
      par ailleurs elle emmène notre garçon (11 ans) en réunion et lui parle de sokka gakai.
      ma question est la suivante : comment contacter un responsable de cette organisation (de préférence en région parisienne) ? je souhaite en parler, sachant que ces personnes peuvent craindre une aggravation de leur mauvaise image si je publiais certains éléments d’information.
      merci par avance pour votre réponse.
      Arthur (pseudonyme par souci de confidentialité)
      20.10.2013

  8. Quel est le vrai danger de la Soka Gakkai en France ?

    Si la Soka Gakkai est une organisation religieuse dont le modèle de gouvernance est féodal à l’instar de la majorité des associations cultuelles françaises, et qu’elle est placée sous contrôle idéologique de responsables japonais basés en Europe et à Tokyo, elle pratique vis à vis de ses adeptes des méthodes d’accompagnement dans la foi héritées de la tradition nippone, et imprégnées d’une étroitesse d’esprit certaine comme d’un refus d’évolution obtus en ce qui concerne sa méthodologie psychologique de l’aide à la personne : c’est un des aspects de son sectarisme doctrinaire.

    Au sein de l’organisation, du niveau d’une réunion de discussion locale jusqu’au niveau international, existe un ensemble de fonctions de « responsable bouddhique officiel » en charge de l’accompagnement des croyants dans leur évolution spirituelle au travers d’encouragements personnels, de sessions d’études, de réunions de discussions (ouvertes au public non bouddhiste), de préparations et d’animations de séminaires de pratique et d’étude, jusqu’aux tâches de gestions et d’administrations courantes dans une association.

    Les « responsables bouddhiques officiels » sont des personnes choisis en fonction de leur engagement soutenu dans les activités officielles, de leur foi : leurs résultats concrets, leur compréhension relative de la doctrine et leur persévérance dans l’étude : la lecture des publications officielles. Leur problématique individuelle, leurs divers troubles inhérents à la vie contemporaine, leurs origines sociales, ethniques, culturelles, ne sont pas pris en compte. C’est leur désir de progresser et d’évoluer qui compte, ainsi que celui de développer leur altruisme.

    Aucun « responsable » ne reçoit de vraie formation à l’aide à la personne. La doctrine de la Soka Gakkai considère que sa « formation » est induite par sa participation aux activités de l’organisation et par ses expériences existentielles en liens avec la pratique cultuelle. Il n’est pas envisagé d’instaurer un cursus « spécialisé » à la responsabilité, par crainte, entre autre, de former une espèce d’élite laïque qui pourrait posséder un savoir particulier avec ses risques de dérives et manipulations mentales (…) !

    Cependant, un « corps ecclésial » existe déjà du fait que des ministres du culte spécifiques sont désignés – conformément à la loi de 1905 – pour célébrer les mariages et les enterrements dans le respect des protocoles rituels typiquement japonais.

    Dans l’histoire de la Soka Gakkai en France, ses responsables nationaux, en accord avec Tokyo, ont toujours été frileux sur des rapprochements avec la psychologie occidentale. La Soka Gakkai ignore dédaigneusement que depuis les années 1960 se sont épanouis en Europe, aux États Unis, et maintenant en Fédération de Russie, divers courants issus de la psychologie des profondeurs et de traditions plus ou moins « ésotériques » qui ont largement puisé dans le corpus des sciences de l’esprit orientales issues de l’hindouisme, du bouddhisme et du taoïsme. Ces écoles ont évolué, acquis de solides bases et ont été confirmé par l’expérience clinique et des recherches annexes en neurosciences. Elles ont essaimé et transmis leurs acquis jusqu’auprès de praticiens conventionnels formés en Facultés de Médecine occidentales.

    Ce qu’il faut mettre en évidence, sur le plan psychologique ou mental, c’est que la pratique d’un mantra a un effet extrêmement profond sur la psyché humaine.

    En sanskrit un mantra est une « invocation magique » : c’est à dire qui agit sur l’âme. Cette âme c’est la psyché. Sans entrer dans une explication doctrinale trop complexe, il faut savoir que les vibrations sonores d’un mantra sont des ondes qui interagissent avec les ondes cérébrales, du soma et de la psyché, autant qu’avec celles des énergies de l’environnement global.

    Donc, l’individu récitant un mantra se retrouve connecté à des dimensions imperceptibles par les sens cognitifs et son conscient, et l’ensemble de son organisme en est affecté bénéfiquement, ou non, selon ses prédispositions génétiques, mentales, intellectuelles…

    Il est donc indispensable de pouvoir cerner, comprendre, guider ou accompagner la personne qui suite à la récitation d’un mantra se retrouve dans une situation existentielle inconnue, bouleversée, ingérable avec ses simples capacités scolaires ou culturelles.

    Dans les cas les plus délicats : dépressions, dépendances de toutes sortes, troubles sensoriels, surgissements de maladies, conflits inter-personnels familiaux, professionnels, etc., le seul recours du pratiquant ordinaire de la Soka Gakkai ce sont ses « aînés » dans la foi : les « responsables ». Lesquels n’ont que leurs expériences bouddhiques, leurs connaissances doctrinales, leurs propres valeurs morales et interprétations du bouddhisme. Mais aucune capacité ou compétence d’accompagnateur en évolution et développement psychique et mental : ce qui relève d’une forme de malveillance sournoise, même si elle est inconsciente. Il est particulièrement dangereux d’encourager ou de guider une personne troublée par des circonstance de la vie incompréhensibles pour elle, sur la base d’un savoir limité influencé par des considérations morales individuelles. Le pas vers une forme de manipulation mentale est ainsi rapidement franchie, et avec les meilleures intentions du monde, en plus…

    Cependant, les dysfonctionnements psychiques et somatiques ne se guérissent pas, ils deviennent chroniques, et s’intègrent à la routine quotidienne. Ils peuvent même être justifiés par la doctrine : les difficultés sont des signes de la transformation du « karma », c’est à dire l’inconscient génétique. Ce court descriptif est une réalité commune aux pratiquants de la Soka Gakkai en France.

    Évidemment, certains seront redirigés vers leur médecin traitant, ou encore vers une connaissance personnelle pratiquant un thérapie holistique, bien que cela soit déconseillé, un « responsable » ne doit pas s’immiscer dans des choix personnels tels que celui d’une thérapie médicale… Car, le pratiquant doit d’abord pratiquer pour trouver, ou faire apparaître le bon médecin. Mais comment le pourrait-il alors que son niveau culturel et son état de conscience ne le prédisposent pas déjà à se poser les questions qui l’y conduirait ?

    Le vrai danger de la Soka Gakkai en France ce sont ses « responsables bouddhiques officiels » réellement incompétents, donc nuisibles, pour accompagner les adeptes sur le plan psychologique, mais plutôt portés insidieusement, car avec une grande sincérité, à les manipuler intellectuellement sur la base de la philosophie morale et sociale du nichirénisme de Daïsaku Ikeda. Et, sans s’en rendre bien compte, les orienter et les maintenir dans une dépendance religieuse dénuée d’esprit critique. Nous sommes proche, ici, d’une forme élémentaire de fascisme spirituel d’apparence humaine.

    1. Le dernier paragraphe est plus que pertinent, je témoigne de son exactitude après 13 années d’appartenance à l’organisation.
      Certaines responsables sont des perverses manipulatrices et personne ne s’en aperçoit alors que la pratique est sensée déciller les yeux du pratiquant (dixit Nishiren)!
      Il est remarquable que la grande majorité des pratiquants se comportent exactement comme dans la vie professionnelle envers les chefs : soumission et flagornerie alors que la pratique est sensée donner le discernement et le courage de lutter face aux difficultés!
      (Ayant côtoyé beaucoup de croyants de différentes confessions, j’ai pu constater que ce phénomène s’y reproduit aussi)
      Le prétexte invoqué pour ne pas critiquer les « responsables » est qu’ils sont mandatés par l’organisation et/ou que cela est formellement décrit comme une opposition à la Loi de la vie par le bouddha lui-même.
      Il est remarquable également que la grande majorité des pratiquants mentent au sujet de leur temps de pratique quotidien et/ou falsifient la réalité pour l’adapter à la résultante de cette pratique. En effet, qui peut vérifier le temps que chacun passe à pratiquer chez soi en solitaire?
      Nombre de témoignages mentionnés dans la revue mensuelle sont issus de ces mensonges.
      Mais le mensonge n’est pas donné comme une opposition à la Loi de la vie dans les textes bouddhiques !
      Pourtant, tous les enseignements spirituels mettent en première condition l’authenticité comme départ du cheminement.
      Il n’est pas nécessaire d’avoir foi en quoi que ce soit pour savoir que le mensonge est un moyen d’échapper à la responsabilité de ses actes.
      Mentir sur sa pratique ou les résultats de celle-ci est donc la manifestations d’une irresponsabilité flagrante qui sert uniquement à duper les autres.
      Hors, la Loi de la vie enseignée par le bouddha est expressément basée sur la relation de cause à effet : les effets sont causés par des actes. Le mensonge ne peut engendrer un effet bénéfique pour qui ou quoi que ce soit, que l’on soit croyant ou pas.
      La pratique du mantra donné par le bouddha recèle effectivement des qualités transformatrices mais la condition est que la personne qui le récite soit honnête dans sa démarche.
      C’est exactement comme dans la vie professionnelle : si on triche pour obtenir une bonne appréciation, on progresse dans la hiérarchie sociale mais pas dans la qualité humaine et relationnelle !

  9. Ce que semblent ignorer tous les critiques de la Soka Gakai Internationale et de la Soka Gakai en France, c’est que son aspect sectaire est précisément son enracinement dans un doctrine japonaise du 13ème siècle, adaptée à cette époque et à ce pays mais dont les paradigmes sont fort peu mis à jour pour l’occident du 21ème siècle.

    Bien que le discours de Nichiren soit réactualisé par Daisaku Ikeda, et qu’il soit à la fois métaphysique et moral, il occulte les aspects les plus « extra-ordinaires » de cette spiritualité dans un souci de coller à l’idéologie matérialiste scientifique et à la rationalité universitaire officielle.
    Les théories métaphysiques ne sont pas explicitées en tenant compte de l’avancée des connaissances actuelles, ce qui rend très hermétique la compréhension de cette doctrine et la rend sectaire car il y a une véritable impasse officielle sur d’autres discours et pensées, inspirés de la pensée orientale et des recherches scientifiques de ces 40 dernières années, qui peuvent pourtant éclairer les fondements philosophiques de Nichiren et leurs mises en pratique dans une perspective « œcuménique » et de respect des autres mouvances spirituelles. Cette attitude de la SGI est voulue pour se démarquer d’autres penseurs contemporain jugés incorrects religieusement, ou trop « new-age » : le sectarisme par excellence ! D’ailleurs D. Ikeda n’a jamais rencontré le Dalaï Lama, ou d’autres guides représentatifs des traditions orientales, ni des chercheurs occidentaux à la marge de la science et de la spiritualité…

    Pour ce qui est de la morale, sociale et culturelle, il suffit de lire attentivement les discours de D. Ikeda pour saisir qu’il s’agit d’une morale conservatrice – une forme d’humanisme social conformiste et très confucianiste – que ne rejettent pas les chrétiens, hébreux et musulmans les plus orthodoxes. Le respect des lois, des traditions, usages et coutumes culturelles, de la science officielle, des modèles économiques en vigueur, etc., s’accompagne d’une absence de tout projet « alternatif » de société. Par exemple : la position de rejet de la SG Japon sur le nucléaire civil n’est officielle qu’après la catastrophe de Fukushima !

    A quoi s’ajoute un vrai culte de la personnalité du Maître D. Ikeda, seul détenteur de l’exégèse correcte de la doctrine de Nichiren et principal décideur en matière d’orientations de la ligne d’actions de l’organisation.

    L’aspect le plus critique est l’anti-démocratie républicaine des systèmes de gouvernance de toutes les antennes de la SGI dans le monde. Dans les faits c’est toujours une oligarchie basée sur le mérite moral qui dirige sans consulter les pratiquants de base qui ne sont pas des adhérents, ils n’ont aucun statut juridique. Les dirigeants – aux échelons régionaux et nationaux – sont cooptés par des cadres nationaux après accord de la direction internationale japonaise afin de garantir un saine orthodoxie et se préserver de toute remise en question de l’ordre établi.

    De plus, dans un autre registre, il existe une culture interne quasi obsessionnelle d’être reconnu officiellement à l’international au travers d’un lobbying très bien organisé. Comme si la pensée philosophique de la SGI ne pouvait pas se suffire en elle-même pour être reconnu comme un modèle digne d’intérêt parmi tant d’autres…

    De toutes les façons il faut savoir que la Soka Gakai en France, comme la SGI, est en pleine stagnation sur le plan du nombre de pratiquants. Il n’y a plus d’augmentation significative de nouveaux pratiquants depuis 20 ans, ceci est aussi lié à l’éloignement de grandes masses d’adeptes, et pour des motivations très diverses…

  10. Commentaire au Japon…

    On ne doit jamais protéger SGI!! Parce que, les français ne savent guère cette affaire, cette secte a assaciné souvent contre les critiques au Japon ainsi OUM. Par exemple, il y a meurtre par mafia, en provocant les fols, et la secte faire meurtre à fols (Cette conte est récit véridique!!), en plus il semble qu’elle a organization de lutteur. C’est-à-dire, la secte n’est jamais persécté par critiques, elle persécte!! Néanmoins, elle fait des démarches préalables à mass-communications, cets crimes sont négligé(mass-communication japonaise est acheté par SGI). Certainement, la secte complote toujour conqête sociale, elle recherche toujour ruse pour domination. Assurément, les bienfaisance de SGI est simple hypocrisie pour domination par l’argent. Car, les français ne les trompent jamais!! SGI est plus mieux danger que les français pensent, ainsi on ne peut rien appeller qu’elle est secte!! Assurément, elle ne garde jamais bouddisme, mais c’est très difficile que j’exprique (je ne suis pas prêtre). Seulement, SGI est simple groupe qui explote bouddisme pour méricantisme et domination sociale!!

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